L’avenir, qui ne le sait ?  tient à la couleur des bulletins que les Français déposeront dans l’urne le 6 mai prochain et de ce choix dépendent aussi, largement, nos libertés, et l’avenir de notre justice.

Ce quinquennat qui n’en finit pas de finir aura été une sorte d’archétype de ce qu’il ne faut plus faire, de ces pressions incessantes dont une illustration aura été la demande de Christiane Taubira faite au procureur général de Paris de démissionner car non conforme, épisode dont rend compte le remarquable ouvrage publié par François Falletti.

Ces coups incessants portés à la justice par ceux qui se proclamaient des hérauts des libertés  ( ! ) et dont la mission demeurait de la préserver, ont pris toutes les formes, y compris les plus outrancières, avec ces mouvements dans la magistrature dès 2012 et l’éviction des moins dociles, la promotion de petites mains aux ordres, ce calendrier diabolique et pour finir, un effet boomerang que les plus lucides peuvent déjà constater.

L’heureuse initiative du barreau de Paris de confronter programmes et analyses nous apprend aussi que dans ce domaine, l’urgence n’émeut même plus. L’entreprise justice doit dès lors être déclarée en liquidation judiciaire et tout, tout, tout doit être repensé, avant de refonder un service judiciaire au service des Français.