Traditionnellement catégorisés comme des « auxiliaires de justice », les avocats ont pour mission d’assister ou de représenter leurs clients en vue d’obtenir une décision de justice qui sert au mieux leurs intérêts. À cette fin, ils se doivent de constituer un dossier, rassembler des pièces justificatives, expliciter les fondements juridiques justifiant les demandes précises qu’ils sollicitent du juge, mais aussi dissuader leurs client, au titre de leur obligation de conseil et de leur devoir d’information, de demandes farfelues, infondées, mal orientées.

Ce faisant ils sont d’une aide précieuse à la décision d’une juridiction (tout du moins devraient-ils l’être).

Aussi, lorsqu’une partie décide d’avoir recours à un avocat dans le cadre d’une procédure où celui-ci n’est pas obligatoire, un traitement prioritaire devrait être réservé à son dossier, par la mise en place d’un audiencement plus rapide, d’un calendrier de procédure avec l’avocat adverse (s’il y en a un), ainsi qu’un échange dématérialisé des pièces et des conclusions écrites (malgré l’oralité de la procédure)

Ce recours serait incité par la systématisation du remboursement intégral par la partie succombante des frais d’avocat du demandeur, en cas de succès. (et la remise à plat total du système de l’aide juridictionnelle pour les justiciables impécunieux qui souhaiteraient eux aussi bénéficier de ce système prioritaire